Reportage
Transsibérien

  • Traversez les plaines d'Europe orientale
  • La Taïga, le lac Baïkal, le désert de Gobi
Loisirs
Mai
2009
Transsibérien – une des dernières grandes aventures
La plus grande connexion ferroviaire au monde

Le train transsibérien représente la plus grande connexion ferroviaire au monde et l’axe le plus important du trafic en Russie. Sa longueur est de 9288 kilomètres et la ligne compte plus de 80 arrêts de Moscou à Vladivostok, en bordure du Pacifique. Sur l’ensemble du parcours, on dénombre un total de 396 gares. Comme c’est le cas pour la plupart des voies ferroviaires de Russie, c’est l’écartement dit «écartement Russe» qui est utilisé, soit 1520 mm. Des voies transsibériennes partent d’autres voies ferrées pour l’Asie centrale, la République populaire de Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Les touristes utilisent volontiers les trains pour Pékin, soit avec le Transmongolienne (via Oulan Oude) ou avec le Transmandchourien (via Irkoutsk). Le transsibérien a été construit alors que la Russie de la seconde moitié du XIXe siècle ne pouvait plus compter sur les chevaux pour exploiter les richesses de la Sibérie. Déjà dans les années 1870, les premiers plans pour un chemin de fer traversant l’entier de la Sibérie furent établis. A la base, des lignes indépendantes devaient être combinées avec les croisières fluviales. Cependant, le tsar Alexandre III en a décidé autrement, choisissant une solution entièrement basée sur le train – le transsibérien.

Le trajet de Moscou à Pékin est une aventure sans pareils
9'288 kilomètres d'aventure

Le légendaire Transsibérien est l’un des trains les plus célèbres du monde. Le voyage conduit de Moscou à Oulan Oude. De là, diverses possibilités s’offrent, par exemple une continuation sur le Transmongolien à destination de Pékin. Le parcours mène sur les traces des espaces infinis de la Sibérie et rapproche les globes-trotteurs et aventuriers des différentes cultures de la destination.

Rencontres dans et autour du train

Dans le train régulier des chemins de fer Transsibériens, les touristes rencontrent d’autres touristes, mais également les indigènes, ce qui donne une atmosphère particulière au voyage. Dans chaque voiture se trouve un contrôleur qui s’occupe aussi bien du contrôle des billets jusqu’aux travaux de nettoyage, en passant par l’entretien des chambres.
Les trains sont composés de voitures de 1ère ou de 2e classe. Dans la 1ère classe se trouvent des compartiments à lits doubles, tandis que dans la 2e classe, on trouve quatre lits par compartiment.
Les billets pour un départ d’une gare russe sont mis en vente 45 jours avant le départ. Cependant, les prestataires ferroviaires suisses prennent également les réservations plus tôt, afin de faciliter l’obtention de billets.
Un service de restauration à bord est disponible. Une voiture-restaurant est inclue dans la composition et il est possible d’acheter à boire et à manger dans les différentes gares.

Le but, c’est le chemin

La voie ferrée conduit de Moscou à Irkoutsk en passant par Novossibirsk, Oulan Oude, Oulan Bator, Datong, et prend fin dans la métropole chinoise de Pékin. Le parcours peut bien entendu s’effectuer dans le sens inverse de la Chine à la Russie.
De Moscou jusqu’à l’Oural, le train traverse la plaine d’Europe orientale, au travers de magnifiques forêts et prairies. Après la traversée de l’Ob, le train atteint la capitale Novossibirsk, qui avec ses 1,5 millions d’habitants est la plus importante ville de Sibérie. Les passionnés du train pourront faire la visite de l’exposition ferroviaire à ciel ouvert. On y trouve des locomotives en bon état de conservation, des voitures et des chasse-neiges qui, autrefois, ont été en service sur la ligne du transsibérien.
Le voyage se poursuit au travers de la Taïga avec ses forêts de bouleau, trembles et aulnes. La moitié du parcours est déjà passée lorsque le train entre à Irkoutsk, le «Paris de la Sibérie».
La ville, qui connu autrefois la croissance au XIXe Siècle grâce à la ruée vers l’or, séduit aujourd'hui surtout par l’animation sur les routes et ses bâtiments bien restaurés. Si l’on prévoit de s’y arrêter, il ne faut surtout pas manquer d’aller voir le lac Baïkal.
La suite du parcours est l’une des plus belles parties de tout le voyage. Le train traverse les paysages de collines le long du lac Baïkal et prend la direction de la Mongolie – vers Oulan Bator. Le paysage passe des légères forêts à une région d’arbustes, tandis qu’au loin apparaissent les villages de Yourtes mongoles.
Le train quitte la capitale mongole, travers le légendaire désert de Gobi, et atteint enfin la terre chinoise pour se diriger sur Pékin. C’est dans la ville impériale que se termine le périple ferroviaire. Dans tous les cas, il faut profiter de quelques jours à Pékin et profiter d’une excursion pour le tombeau Ming ou pour la Grande-Muraille.
La durée du voyage est différente selon le nombre et la durée des étapes. Selon chaque prestataire, les offres peuvent également varier. Il est par exemple possible de chartériser des voitures de 1ère classe pour des voyages en groupe. Celles-ci sont attachées au train et selon la durée de chaque étape, détachées, puis rattachées à un autre train quelques jours plus tard.