Bon à savoir au sujet de la Laponie
La Laponie n’est pas un domaine géographique fermé en soi. Aujourd’hui, c’est souvent à la province finlandaise de la Laponie que l’on fait référence. Mais elle comprend également une grande partie du nord de la Suède (Laponie Suédoise) dans laquelle vivent les Lapons ou Sami, une partie du nord de la Norvège (Finnmark) et l’extrémité du nord-ouest de la Russie (presqu’île de Kola).
Une des caractéristiques est la densité extrêmement faible de population et les paysages subpolaires sans fin. Tandis que la Laponie est très montagneuse en Norvège, le paysage s’aplatit du côté de la Finlande. Des énormes forêts de conifères, de nombreux fleuves, et une faune typique sont marquants: ici, on peut se retrouver face à des élans, des ours bruns, des rennes, d’innombrables espèces d'oiseaux et davantage encore dans les régions sauvages.
En général, la Laponie est visitée avant tout en hiver, en raison des nombreux paysages hivernaux vierges et pittoresques, ainsi que d’une offre étendu de sports d’hiver (ski de piste et de fond, randonnées en raquette à neige, en traîneau à chiens, en motoneige, pêche sous la glace, etc.) La température des régions subpolaires descend jusqu’à moins 30 degrés Celsius. Le long du Golfe de Botnie, les eaux gèlent entièrement, tandis que les côtes norvégiennes restent libres de toute glace tout au long de l’année.
En été, les températures peuvent souvent atteindre les 30 degrés Celsius. Lorsque la flore est en explosion, il est intéressant de visiter les nombreux parcs nationaux et réserves naturelles de Laponie. Ensemble, ceux-ci créent le plus grand complexe de protection de la nature de toute l’Europe.
En chiens de traîneau dans le désert hivernal
Un tour en chiens de traîneau en Laponie est une expérience inoubliable.
Le soleil brille dans un ciel sans nuages, sa lumière éclaire le paysage blanc. La neige a tout recouvert, elle nivelle les inégalités de la terre et fait paraître les arbres fins de par son poids. Un silence mystique règne sur la campagne. On ne perçoit que le crissement des larges patins et le halètement discret des chiens. A quatre ou à cinq, et même à douze selon la taille du convoi et le chargement, ils tirent le traîneau avec un tempo et une endurance qui ne peuvent que nous impressionner, nous autres humains. Etant donné que chaque chien a son propre caractère, chacun court selon son propre style. C’est pourquoi il peut s’avérer délicat de mettre en place un attelage parfaitement harmonieux. Tous les chiens de traîneau ont pourtant un dénominateur commun: ils veulent courir, courir et rien d’autre que courir.
Une aventure haletante
Quiconque souhaite effectuer un tour en Laponie en traîneau à chiens ne doit pas être hypersensible – et la peur des chiens est définitivement un argument pour se tourner vers un autre mode de transport. En revanche, si l’on se sent en forme, que l’on a pas peur du froid, que l’on ne craint pas d’avoir à couper du bois et de la viande, ramasser des crottes gelées à la pelle et que l’on souhaite vivre une aventure inoubliable, alors un circuit en chiens de traîneau devrait se révéler idéal.
Les chiens savent ce qu’ils veulent
Dans le paysage enneigé et silencieux, bien loin du trafic et du bruit de la ville, on ne se concentre que sur l’ici et le maintenant. Tandis que la course conduit sur la surface d’un lac gelé, les chiens tirent le traîneau chargé avec le conducteur, comme s’ils n’avaient aucun poids. Plus loin, au cours d’une montée, il est conseillé de les aider en poussant. Ensuite, au travers de la forêt, il faut être prudent. Car les chiens oublient volontiers que le traîneau sur ses deux skis est a) plus large qu’eux et b) moins maniable. Ce qui les conduits à tourner de manière très sèche, déneigeant au passage les sapins et bouleaux, auxquels, bien évidemment, le traîneau s’accroche. Et cela dérange fortement les chiens, car ils ne demandent qu’à courir et ne comprennent pas pourquoi en tirant régulièrement, le traîneau se coince de plus en plus. Il ne reste donc au Musher – le terme technique pour désigner le conducteur du traîneau – plus qu’à arrêter les chiens en appuyant sur une petite pièce, remettre le traîneau sur la piste, et remonter aussi vite que possible sur les lattes. Car aussitôt qu’ils ne sentent plus de résistance, les chiens repartent de plus belle.
Beaucoup de chance très facilement
Mais un circuit en chiens de traîneau est bien plus que simplement se (main)tenir sur le traîneau et apprécier le paysage enneigé. Le café chaud qui réchauffe les mains n’a jamais été aussi bon que lorsqu’il est consommé en toute liberté, assis sur les peaux de rennes. L’aventure est également de voir à quel point la température d’une hutte peut, à l’aide de bois, passer de -20 à un à un agréable +20 degrés. Et après une journée entière à l’air frais, après avoir nourri les chiens, fait chauffer le four et étendu les habits humides, en s’étendant sur le banc du sauna, il ne semblera pas possible d’être plus détendu ni heureux. Et quand les aurores boréales illuminent le ciel nocturne et que les chiens hurlent en réponse, la chance hivernale est parfaite.

