Corse - L'île de beauté
Situation géographique
Île de la Méditerranée, la Corse se trouve à l’ouest de l’Italie à la hauteur des Abruzzes. C’est une région de la France. Son nom remonte vraisemblablement à l’appellation phénicienne de Korsai, qui signifie « couvert de forêts ». Le nom grec de l’île était « Kallisté », la belle. L’ « Île de Beauté », comme on l’appelle également, propose des villes portuaires animées et des villages de montagne paisibles, des falaises et des plages de sable planes, des vallées romantiques et des précipices, des forêts, les lacs de montagne et des criques isolées pour la baignade. Le climat est méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux et humides. Dans les régions montagneuses, il y a régulièrement des chutes de neige de sorte que l’on peut y pratiquer les sports d’hiver jusqu’au printemps. Dès le mois de juin, les températures atteignent 25 °C et plus.
Plaisirs rustiques en Corse
Outre des plages d’un bleu intense et des paysages de rêve, l’ « Île de Beauté » propose également de nombreuses spécialités gastronomiques. La visite des producteurs constitue une expérience particulière.
« Routes des Sens Authentiques »
Jean-Paul Vincensini sert un «prisuttu» - un jambon maigre issu de cochons semi-sauvages se nourrissant de châtaignes et de glands - en y ajoutant quelques tranches de pain de noix avec une confiture de châtaignes bio et il offre en même temps un verre de patrimonio, un vin rouge corse puissant et aromatique. « A saluta ! », dit-il en levant amicalement son verre pour faire santé. Et il est manifestement fier des produits de son île natale qu’il nous sert sur une table rustique sous les châtaigniers de son domaine.
Nous nous trouvons à San Lurenzu, un petit village au milieu de la « Castagniccia » en Corse. La halte effectuée dans le cadre d’un circuit en Corse en voiture de location à cet endroit situé entre Corte et Bastia en valait la peine: le propriétaire de la « castagna di Valle Rustie » nous a montré patiemment ses lieux de production dans ce paysages de collines à couper le souffle, a fourni des explications et nous a ensuite invités à une dégustation. En été, il y a ici davantage d’animation, mais au printemps et en automne, il peut consacrer plus de temps aux visiteurs étant donné qu’il ne reçoit pas toujours des hôtes, explique Jean-Paul qui évoque le préjugé qui prévaut sur le « Continent » ( à savoir la métropole, la France) d’après lequel les Corses seraient des paresseux…
Le domaine de Jean-Paul Vincensini n’est qu’une des nombreuses exploitations de ce type que l’on trouve le long de l’une des huit « Routes des Sens Authentiques » qui ont été créées par l’Office du tourisme corse en collaboration avec les producteurs locaux. Derrière cette campagne, l’on s’efforce de présenter la Corse comme une île qui a sa propre culture et sa propre gastronomie et des habitants dont le sens de l’hospitalité est extrêmement poussé. On sait déjà que l’ « Île de Beauté » possède des plages de rêve, des côtes au charme bouleversant et un arrière-pays montagneux et romantique. Mais plutôt que des hôtes intéressés par des vacances balnéaires, des plongeurs ou des motocyclistes friands de circuits, on veut maintenant de plus en plus attirer des hôtes passionnés par la culture et la gastronomie (aspects biologiques).
Ces itinéraires sont vraiment un bon tuyau pour les visiteurs de la Corse: l’on emprunte ainsi des chemins de campagne à l’écart des grandes stations touristiques et l’on découvre le patrimoine culturel historique tel que la nature et l’on peut dans les lieux de production et les ateliers des artistes entrer en contact direct avec les autochtones actifs et hospitaliers. Il y a bien sûr des types d’hébergement et de nourriture en rapport.
Un foule de spécialités locales
Jusqu’à ce jour chaque région de Corse se distingue par des produits spécifiques. La Balagne est un jardin d’oliviers géant, le Niolu est la patrie des bergers qui confectionnent les meilleurs fromages de chèvre ou de brebis, la Castagniccia est remplie de forêts de châtaigniers et au Cap Corse on trouve d’immense surfaces réservées à la viticulture; à Aregno sont cultivées des amandes, à Cervioni des noisettes, à Bastelica et à Tolla des pommiers et à Murzo on produit du miel. S’y ajoutent sur toute l’île des spécialités de viande – les plus connues sont les figatelli (saucisse au foie corse) et le lonzu (filet de porc). Et bien sûr les fruits de mer sont aussi une composante importante de la cuisine car, finalement, l’on se trouve sur une île. Cela dit, il vaut la peine de mettre en exergue l’ « aziminu », la forme corse de la célèbre bouillabaisse, et la « boutargue », le caviar corse.
Suite à un repas somptueux et après avoir fait causette – où même si l’on sait le français, celui, teinté d’italien, que l’on parle en Corse (non pas le corse qui est une langue à part) est souvent difficilement compréhensible - on poursuit: on ne peut pas faire autrement et on quitte le domaine de Jean-Paul Vicensini avec des bagages remplis de ses spécialités. Les prix sont vraiment raisonnables et la joie que l’on éprouve à l’idée de déguster ces spécialités corses à la maison une fois que l’on sera rentré en Suisse est immense.

